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Quoi de plus sensuel, de plus subtil, de plus spirituel que le vin ? Arrêtons-nous en peu à son effet sur nos sens.
Fleurs et fragrances,
tel est le thème retenu cette année.
Un défi certes puisqu’il convient de fixer ou d’évoquer sur une étiquette de vin le visible, mais surtout l’invisible, le volatil, l’éphémère, l’alliance de senteurs et de saveurs qui a suscité chez les connaisseurs le recours à un catalogue de caractéristiques souvent florales ou fruitées : aromes de fleurs ou de fruits de l’acacia à la violette, de l’abricot à la framboise, à quoi s’ajoutent d’ailleurs des senteurs de cuir, de goudron, de champignon, de sous-bois, de garrigue…
Une dame taquine affirmait que tel vin évoquait pour elle « les sanglots longs d’un violon sur le toit ». Charles-Albert Cingria, s’étant arrêté pour se restaurer dans un estaminet de campagne, prétendit avoir arrosé son repas d’un rouge « aussi râpeux qu’une chute en vélo sur du gravier ». Un grand courtier trouva qu’un vin avait un arrière-goût de tracasset…. Et voilà : grâce à eux, les cinq sens ont eu leur mot à dire.
Fleurs et fragrances, donc, cette année ; et sur une étiquette de vin attirante, fascinante peut-être, qui donne soif et incite à l’achat. Frivole ou méditative, drôle ou plus solennelle, ce sera comme vous voudrez. Que les formes et les couleurs de votre choix se montrent persuasives. Question de nez, de flair ? Peut-être. |